J'ai envie qu'il pleuve. Pour une fois .. J'ai envie que toute ma rage se transforme dans cette pluie et nous donne un bel orage .. Moi qui n'aime pourtant pas l'orage. Une fois qu'il fera ce temps là, je sortirai dehors, en débardeur, et je resterai sous la pluie comme une vieille conne pour que les larmes qui coulent ne se voient pas. Jusqu'à ce que la pluie fasse que ma peau se ride, comme quand tu restes trop longtemps dans l'eau quand tu vas te baigner. Je veux que la pluie inonde mes cheveux à en remplir des sceaux entier. Que j'attrape la crève pour rester chez moi pendant une semaine. Je veux en avoir froid, mourir de froid, pour faire échapper la douleur. En écoutant comme à mon habitude une chanson de Damien Saez .. Ça y'est, il pleut. C'est déjà ça. J'ai envie d'aller m'assoir sur le bord de ma fenêtre, pourquoi pas une cigarette à la main. Et pouvoir regarder au loin, en réfléchissant, et puis quitter ce monde sans pudeur ni morale..( là fin c'était du Saez ). J'crois que je suis à bout. C'était le coup de massue qui est venu m'achever. Ma respiration s'accélère, les larmes montent, et le froid m'envahit. Eh merde. Je fais vraiment pitié. Le froid commence à se faire sentir dans ma chambre, l'obscurité s'installe peu à peu, et finalement, tout cela relate mon état d'esprit actuel. Je pense à tout et à rien en même temps. J'ai envie de me gueuler dessus, de me dire que je suis conne, que je suis bourrée de défauts. Je ne comprends pas, il y a beaucoup de choses que je ne comprends plus. Le temps m'a exaucée, la pluie s'intensifie, comme les larmes ont envie de couler sur mes joues. Et je meurs d'envie de partir, de me casser rien que pour instant, histoire de penser, et de me retrouver seule. Le truc qui me fait souvent m'enfoncer au maximum,en gros. J'ai envie de recommencer, mais je ferme ma geule, et je ne fais rien. Je déborde d'un sentiment incontrôlable que je ne comprends pas au final. La vie fait certaines choses, dont parfois on se doute, et puis qu'on oublie, et finalement on se rend compte qu'elles se réalisent et on se dit qu'on avait raison de douter. Ici, je pourrais écrire toutes les paroles de cette fameuse chanson, je m'y retrouve dans chaque mot. Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif et son futur est toujours conditionnel. Et des questions fusent dans ma tête sans cesse. Je m'y perds, j'aurai tellement aimé qu'il m'aide pour m'y retrouver, mais voilà, il n'est pas là. Et moi sans lui je ne suis rien, comme je suis rien sans elle. Tout cela me fait désespérer. La pluie s'accentue de plus en plus, et en la regardant, j'y puise au fond mon inspiration. Je regarde ce paysage triste et sans couleur, et au final, moi aussi on peut me retrouver dans le paysage des rues de mon quartier, comme Frédéric dans celui de Paris. Je les cherche dans le ciel en espérant les apercevoir, mais je ne vois rien, il n'y a rien. Et dans tout ça, je me retrouve seule. Perdue dans tout ce bordel. Avouez-moi donc enfin la vérité. Enfin, voilà, j'ai fini d'écrire les débris de mes pensées merdiques,enfin, je crois ..